
Le Parisien retrace le 30 octobre comment la provocation, de GTA à San Andreas, est devenue la marque de fabrique de Rockstar avant la sortie de GTA 6 le 19 novembre.
Sources leparisien.fr
La polémique fait partie de l'ADN de Grand Theft Auto, et Rockstar Games en a fait une méthode. C'est la thèse que développe Le Parisien dans un long format publié le 30 octobre, à moins de trois semaines de la sortie de GTA 6, le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series X|S.

Selon Le Parisien, le premier « Grand Theft Auto » n'était pas encore signé Rockstar : il était développé par le studio DMA Design et distribué par BMG Interactive. Les deux entreprises engagent alors un publiciste britannique controversé, Max Clifford. Sa stratégie : salir volontairement l'image du jeu en livrant des informations aux tabloïds anglais, jusqu'à faire du titre un phénomène médiatique.
« Et ça a fonctionné. GTA est tout de suite devenu un produit sulfureux », explique au quotidien Olivier Mauco, directeur de l'Observatoire européen des jeux vidéo, qui étudie la saga depuis des années.
Le caractère sulfureux se renforce, d'après Olivier Mauco, à la sortie de GTA 4 en 2008, considéré comme le premier épisode doté d'une vraie identité narrative. Le journal cite une tirade sur l'exploitation des migrants et la privation de liberté. Il revient aussi sur la « Statue de l'Hilarité » de Liberty City, clin d'œil à la statue de la Liberté, avec un cœur enchaîné qui bat faiblement à l'intérieur, et dont le visage évoque Hillary Clinton selon l'article.
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Le Parisien rappelle ensuite l'affaire « Hot Coffee » de GTA San Andreas. Hillary Clinton, alors sénatrice de New York, avait réclamé une enquête de la Federal Trade Commission, accusant le studio d'avoir trompé les consommateurs sur la classification d'âge en cachant du contenu sexuel. Un mini-jeu prévu puis abandonné par les développeurs était resté dans les fichiers ; un moddeur l'avait rendu accessible à tous.
Rockstar avait dû retirer le jeu des rayons et interrompre sa production. Dans une interview à Virgin Radio au Royaume-Uni, Dan Houser raconte avoir « reçu des amendes énormes » et décrit une situation « très perturbante pour l'entreprise », au point que « certaines personnes ont démissionné ».
L'article est une analyse de la saga, pas une révélation sur le jeu : il ne donne aucune information nouvelle sur GTA 6 lui-même. Mais il éclaire le contexte d'une sortie classée PEGI 18, dont la campagne mêle déjà humour noir et satire de la Floride, comme on l'a vu avec nos derniers articles sur le marketing du jeu. Le détail de ce que le jeu contiendra reste, lui, à découvrir le 19 novembre.
Rien dans les faits : la date, le prix (79,99 € en édition standard) et le contenu restent ceux annoncés. Ce papier rappelle surtout que chaque sortie GTA s'accompagne d'un débat public, et que Rockstar a appris à vivre avec. Pour le suivre jusqu'au lancement, notre page sortie garde le décompte.
Sources leparisien.fr
Rapporté Relayé par la presse, pas confirmé par Rockstar
Par Solange Rocheval · Rédaction GTAVIFRANCE
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